Le temps est capricieux, mais pour le moment, les quantités d'eau relevées dans mon pluviomètre ne sont pas conséquentes ( 15 à 20 mm depuis 15 j). Mais je ne me plains pas, pas une goutte ne se perd. Le sol s'humidifie lentement en surface, évitant les ruissellements. La végétation change doucement, absorbant sans doute la majeure partie de ce qui tombe. Ce changement est lent car il a gelé violemment mercredi , de - 3 à - 5 °C suivant si on était sur la butte ou en fond de vallée. Depuis, le ciel est magnifique, même s'il me faut parfois trouver refuge dans le tracteur le temps que le grain passe. Grain parfois accompagné de grésille, donnant même une bonne couche de glace hier en fin d'après midi...

               ciel

J'ai appointé plusieurs centaines de pieux et il m'en reste autant à fendre et appointer... Depuis une semaine, je suis reparti à fond dans les clôtures. Je n'avance pas très vite car je n'en crée pas de nouvelles mais je refais à neuf des tronçons d'anciennes ! Il faut donc le temps de raccorder, de démonter et de mettre en place la nouvelle. Dans ce cas, j'en profite pour élargir un chemin de façon à permettre le passage de la moissonneuse batteuse. Plus loin, j'ai renforcé et corrigé un endroit faible à une traversée de ruisseau par lequel les vaches avaient trouvé une faille pour prendre la poudre d'estempette... Ailleurs, ce sont des "trous" qu'il faut boucher. 

              clôture-pour-élargir-chemin

Ces aménagements ont grandement amélioré mon travail. En fait, je recompose totalement l'accès à un tiers des parcelles pour pouvoir, à terme, manipuler seul mes troupeaux tout en permettant le passage de tous les outils de travail sans ouvrir et fermer comme en ce moment, une multitude de barrières. C'est ce qui me motive pour ce travail peu intéressant ! Dès que cela sera terminé, je vais passer à l'installation de barrières nouvelles pour pouvoir faire circuler deux troupeaux en parallèle. Puis il faut rencaisser pour que tout cela soit praticable par tous les temps ! Autant dire qu'il reste des jours et des jours de travail. Mais quand cela sera terminé, je pourrai faire le tour de cette partie de la ferme en voiture, presque sans descendre... 

Ce travail présente plein d'avantages. Le tracteur est souvent arrêté, en particulier quand je déroule le fil de fer et que je le "crampillone". Je suis alors immergé dans la nature, à l'écoute des bruits des animaux, très occupés en cette saison des amours ! Et là, c'est un régal. Je me rend compte qu'il y a peu de travaux que l'on fasse ainsi, sans le bruit d'un moteur, ou d'un autoradio... Je redescend le plus tard possiblele soir, me calant sur les horaires de Mme PH ou d'autres contraintes. La nature est si belle en ce moment....

            ombre-et-soleil-sur-louère-

C'est aussi pour cela que je suis moins présent ici...