Je surveille depuis le 1 er mai le muguet, guettant la floraison pour chiffrer le retard de dame nature. Le verdict est tombé aujourd'hui, au deuxième jour de températures très chaudes puisque dépassant les 30°C. L'effet a été immédiat non seulement sur le muguet mais également sur l'herbe. Les prés ont changé en quelques heures. Les vaches ont de l'herbe. Les prés de fauche se garnissent, la récolte s'engage mieux que l'année dernière.  Mais je ne peux m'empêcher de noter et d'insister sur les évolutions excessives du climat cette année. Cette fois, on passe en quelques heures de températures froides à de la vraie chaleur... Rien d'extraordinaire en soi si on prend l' événement seul. Mais c'est inquiétant lorsque l'on regarde la météo depuis l'année dernière. On ne peut ignorer la succession incroyable de ces grands écarts.

                      muguet

La météo serait elle devenue aussi vollatile que les marchés financiers ou celui des matières premières ? Si tel est le cas, la vie de paysan va se compliquer terriblement...

J'ai trouvé très explicite le site du conseil général qui donne l'eau disponible dans les étangs servant de réservoirs pour alimenter le canal du centre, celui qui relie Chalon à Digoin. Un autre indicateur des déficits globaux en pluies de ces dernières années.