J'ai sorti du fumier des stabulations aujourd'hui. J'ai voulu compléter un tas commencé cet hiver en compost. Je dispose ainsi mes tas en fonction des parcelles sur lesquelles je destine un épandage... Pour les deux parcelles pressenties, les volumes n'étaient pas suffisants. La parcelle du tas jouxte la stabul mais il y a des vaches. J'avais observé qu'elles restent dans l'autre stabulation  jusque vers 11 h 30  le matin, après avoir eu leur concentré puisqu'elles sont destinées à la vente. Pour ne pas avoir à ouvrir et fermer les barrières deux fois par voyage, j'ai profité de cette habitude pour rouler 8 épandeurs. C'est marrant, comme des métronomes, à l'heure dite, elles se sont mises en route, à la queue leu-leu pour pâturer... J'ai alors changé de tas ! Mais quand je vous dis que c'est mouillé, voici les traces laissées sur les 100 m ! Et c'est une parcelle drainée et assez saine. Je vous laisse imaginer le résultat ailleurs. Il va de soi que s'il pleut demain, ce sera à nouveau inabordable pendant plusieurs jours...

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L'autre tas à compléter est à 1 km de la stabulation à curer. Je perds beaucoup en rendement maintenant à faire tous les voyages, mais je récupérerai lors de l'épandage. Je me force donc un peu, pour ne pas vouloir gagner du temps en ne faisant que des tas proches. Il est important, même si cela est possible réglementairement, de ne pas revenir dès que possible dans les mêmes parcelles, mais au contraire, d'en mettre partout. Je sais qu'à cause de ce tas lointain je vais mettre une journée de plus pour curer la stabulation du milieu.

Petite consolation le long du chemin; encore des histoires de fleurs. Celles-ci sont naturelles et poussent au pied d'une haie. Je ne connais pas les noms de toutes, mais voici un joli petit massif de 5 espèces fleuries différentes, regroupées sur 1 mètre linéaire !

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