C'est de saison ! Ce n'est pas un hiver froid mais c'est l'hiver avec de l'eau ce qui est excellent pour les nappes phréatiques... C'est vrai que je préférerai le temps du début décembre, sec et froid. En effet, je voudrai épandre du compost. Malgré l'excès d'eau, j'ai réussi à évacuer le fumier de deux stabulations et de la fosse. Les vaches et les veaux sont mille fois mieux et j'espère aussi limiter d'éventuelles diarrhées un peu plus tard en saison. Je m'en suis un peu vu pour faire mes mottes qui donneront le compost de fin d'année. Heureusement j'ai mon chemin qui me permet d'accéder à plusieurs endroits plus sains. Je n'ai plus qu'à reculer sur 10 m pour ne pas en mettre sur ce chemin et je peux vider l'épandeur. 

J'ai donc fait des tas d'heures de tracteur en sus des soins aux animaux, profitant des rares demies journées sans pluie. J'ai terminé hier soir et je m'en suis félicité ce matin. La pluie était continue et froide. Du coup j'ai rentré les dernières vaches pleines. Ces parcs intermédiaires sont géniaux. J'ai pu trier ces vaches des taureaux. Les deux plus vieux de ces derniers espéraient que j'allais les conduire avec des vaches ayant vêlé ! Ils ont du sentir que les plusieurs des premières qui ont mis bas sont déjà revenues en chaleurs. C'est un brin déçus qu'ils sont retournés seuls au pré. Dommage qu'ils ne me comprennent pas. Dans 20 j, ils prendront leur pied...

Côté vêlages, ralentissement ces temps-ci mais cela reprend. Un petit retard à fin janvier, rien de catastrophique, dû au mauvais temps du début de printemps de l'année dernière. Si on fait une rapide analyse des trois dernières années pour comprendre les facteurs de fécondité, l'importance du climat et de la luminosité semblent prépondérants. Le début de printemps sec en 2012 a permis d'avoir des retours en chaleurs fécondants en nombre incroyable. Avantage difficile à conserver avec le début de printemps pourri en 2013. La nature reste la plus forte, impossible à maîtriser dans ce cas... Il faut faire avec !