Pas une goutte d'eau ces deux derniers jours ! Mais finalement, c'est mieux que ce qui s'est passé à Tournus ! La grêle a tout cassée. Il serait  vexant que les céréales, qui sont mûres, soient endommagées maintenant... Tant que la récolte n'est pas rentrée, les cultures peuvent être détruites, annulant des mois de culture.

Dès que les températures sont redescendues en dessous de 38°C, j'ai repris un rythme de travail intense. Presque toutes les bottes de foin sont rentrées, grâce à un gros coup de main d'un entrepreneur. J'ai ainsi pu terminer des bétons avant de reprendre le tracteur ! 

Mais j'ai laissé tomber les 40 dernières bottes pour démarrer la moisson. J'ai profité de la fraîcheur de ce matin pour nettoyer des cellules. Avec la canicule, il n'aurait pas été raisonnable de faire ce travail particulièrement pénible. De plus, elle a accéléré la maturation des cultures, me prenant de court. C'est donc mode course pour rattraper le retard. La moissonneuse a démarrée en fin de matinée. J'ai réussi à terminer la préparation du reste en milieu d'après midi et commencer la moisson vers 17 h. 

La semaine qui vient va être à fond. En espérant que la canicule ne revienne pas, auquel cas j'adapterai mes horaires pour ne pas couper en pleine chaleur au dessus de 35 °C. Mais le problème de santé n'est pas tout, la température du grain est aussi importante. Pour éviter une sueur dangereuse pour la conservation, on doit refroidir les cellules en soufflant de l'air frais. A condition qu'il y en ait la nuit ! Et si le  grain est trop chaud dans la remorque, cela devient mission impossible avec la canicule...