Je les ai beaucoup vu la semaine dernière en travaillant la champ virol. Les étourneaux se posent sur les fils de la ligne à moyenne tension puis s'envollent en groupe, décrivant de folles arabesques. On se demande comment ils peuvent voler en groupe comme cela, sans se cogner. Un matin, ils étaient au milieu des vaches...

étourneaux

Comme ils bougent tout le temps, je n'ai eu d'autre choix que de les photographier à travers le pare-brise. Les photos sont donc de médiocre qualité. L'envol reste un moment impressionnant...

envol-d'étourneaux

En lisant cet article, je me suis dit qu'il y a vraiment deux poids et deux mesures. Les citadins se plaignent des dégâts occasionnés par ces oiseaux (idem de ceux des sangliers comme relatés dans un reportage télévisé cette semaine). Les oiseaux couchant dans les arbres, ils demandent à ce que ceux-ci soient élagués, donc amputés, pour les éloigner. Ce faisant, on pourrait aussi bien suggérer aux habitants de ce quartier d'aller garer leur voiture un peu plus loin ! La marche à pied est un excellent exercice. A l'inverse, il semble tout à fait normal, pour beaucoup de citadins, que les paysans subissent les dégâts au nom du maintien de la biodiversité ! Je veux bien l'accepter. Mais à condition que tout le monde considère que la nature, la vraie, doit être préservée partout et pas seulement chez les autres quand elle présente des désagréments. De même, qu'un minimum de régulation des populations, je pense aux sangliers,aux pigeons des villes, aux ragondins et autres animaux en surpopulation, est parfois nécessaire...

Même question pour le loup. On verra bien ce qui se passera, si un jour il s'installe dans le bois de Boulogne. Pourtant, ce serait un vrai retour de la nature, qu'on impose par ailleurs aux éleveurs, à Paris !