17/09/08
Souvenirs de 3 semaines...
Hier, j'ai arpenté les rues de Clermont ! J'en ai profité pour discuter avec plein de gens . ( Normal, je suis comment elle a dit la limousine, Ah oui, le pie Bourguignonne ! ) Le moral est au plus bas chez nous, on craint toujours la remontée du 1 et les perspectives de retrouver une marge décente par un retour à la normale des charges s'éloigne de jours en jours !
Ce soir, j'ai envie de repartir en vacances. Cela va bientôt faire 3 semaines que nous sommes rentrés et cela me semble si loin ! Alors je replonge dans mes rêves ...
Elle me manquerait presque ,cette montagne. Mon Dardon me semble un peu plat :
Surtout le soir quand elle est un peu enrhumée !

A son pied, le paysage me plaît beaucoup :
Nous avons fait le marché 2 fois dans ce village , Espelette, capitale du piment !
Un peu comme en Alsace, je ne me lasse pas de regarder ces maisons :

L'intérieur des églises surprend , ces galeries, ce n'est pas courant...
Même si nous étions très bien à l'intérieur du pays, si typique, la mer inévitablement nous attirait : Nous nous sommes promené sur le chemin de la corniche basque , mais la proximité de la route gâche la ballade ! Pourtant :
Un instant, Mme PH fit peur à un corbeau qui affolé mit en émoi tous les goélands :
Pour l'anecdote, le passant est invité à faire attention :
Je vous rassure, il n'y a que les chiens... Les habitants sont très sympa ! Évitez le sentier entre saint Jean de Luz et Biarritz, on a plus souvent vue sur les parkings ou les portails des villas que sur la mer ! Dommage... un des rares point de vue à Bidard :
Saint Jean de Luz est plus joli que Biarritz :
Mais à Biarritz, il y a l'écume :
C'est beau à condition de ne pas se retourner; la laideur de l'architecture ...
Mieux vaut flâner dans Bayonne, autour de la belle cathédrale, les rues :
Tout comme sur les quais !:
Mais à cette saison, la plage attire toujours, les vagues encore :
Il faut dire que l'on peut surprendre des sirènes : Une vraie star avec son sac à main :

Ainsi prend fin mon rêve, demain retour à la ferme !
06/09/08
la vague
En face de moi, le visage hâlé après les longues heures passées dans l'eau, les deux compères devisent gaiement... J'interviens :"J'ai une question à vous poser : J'étais venu une fois à Biarritz en novembre et il y avait des surfeurs toute la journée, malgré le froid... Et vous, vous surfez toute l'année ? " Le premier me répond enjoué sans hésitations " Mais bien sûr , avec les combinaisons...! " Pour ensuite reconnaître qu'il ne le fait plus tout à fait toute l'année comme lorsqu' il était jeune ! " Quand le vent est glacial, malgré l'enthousiasme, on regarde les autres faire en commentant, j'aurais fait comme lui ou autrement..." L'état d'esprit transperce à travers cette réponse. Il y a de la passion insouciante, nous n'avons plus affaire à un sport mais à un style vie ... Le second , très pince sans rire ajoute " Avec l'âge , disons qu'on a plus de mal à rentrer dans les combinaisons !" Nous partons d'un grand éclat de rire...

La mer est un élément que je ne connais pas vraiment ! Elle me fascine à tel point que je ne me lasse pas de la regarder, de l'écouter, de la humer ... Mais depuis la côte ou la plage ! Je suis curieux de ce monde à découvrir, avide de comprendre et impressionné de la force de ce monde aquatique. Le perpétuel renouvellement m'a rendu le paysage ici, bien voir presque trop statique à notre retour. Il manque le mouvement, à la fois perpétuel et sans cesse différent !

Je comprends donc la passion du surf. Elle suppose une connaissance énorme du milieu marin ! Elle suppose une grande expérience et un sens de l'observation particulièrement aigu. En quelques heures, j'ai saisi tout cela ! La fragilité de l'équilibre rend l'exercice beaucoup plus complexe que des tas d'autres sports marins ! Que de fois, ils se lancent sur une vague trop faible pour trouver la vitesse qui leur permettra de tenir debout ! Il faut être patient pour réussir, attendre la bonne vague, parfois plusieurs minutes, se lancer en sachant abandonner dans la seconde si la vague ne répond pas aux attentes , pour ne pas être entraîné pour rien et devoir remonter ensuite à la force des bras !

Vous l'avez compris, je suis admiratif, même plus ! Si j'étais né le long de la côte basque au lieu de ma Bourgogne profonde, je crois que tout cela m'aurait plu ! Parce que c'est une formidable école de vie ! L'équilibre précaire de l'exercice, l'importance des éléments naturels, tout cela joue ensuite sur la perception de la Vie et sur la façon de vivre. Je crois que j'ai perçu ce style vie si particulier, apparemment un peu insouciant qui en découle ! Qu'est ce que notre vie ? Une mer bien plate traversée de temps à autre par une vague exceptionnelle qui nous permet alors... Encore faut il bien la choisir, donc être prêt et ne pas se jeter sur tout ce qui bouge en acceptant que tout ne soit pas programmé : une forme de sagesse !



Peut être aussi, ai je perçu la limite quand l'âge est là ? Besoin de se "ranger un peu", de s'ancrer dans la vie parce qu'on ne peut toujours surfer... Mais toujours, il en reste une flamme vivace au fond de ceux qui l'ont vécu ! Oui, je l'avoue, j'envie un peu ceux qui ont cette chance de vivre à côté de si belles vagues !























