Evolution du labour
Je vais essayer de vous expliquer l'évolution du labour depuis mon installation. Je n'ai pas de photos pour vous montrer une charrue plus ancienne, imaginez simplement ma charrue actuelle avec une seule rangée de versoirs. Avec ce genre de charrue, on tourne la terre toujours du même côté. Cela oblige à labourer en planche c'est-à-dire des espaces entre les raies qui comportent autant d'aller que de retour. J'ai essayé de le symboliser par un dessin :
Les grandes flèches droites représente le sens d'avancement du tracteur.Les petites flèches représentent le sens du labour. Les traits noirs arrondis représentent le trajet du tracteur pour aller reprendre le sillon. On remarque vite que ce trajet sur le bout c'est-à-dire sur la fourrière devient conséquent si on élargit la planche. Deux inconvénients majeurs prédominent dans ce type de labour : les raies sont des endroits où la culture pousse mal ou difficilement, elles sont également sources de casse matérielle. De ce fait, on a tendance à en faire le moins possible mais cela suppose de grands temps de trajet sur la fourrière ce qui dame celle-ci. L'autre inconvénient est d'essayer de faire le moins de pointes possibles, malgré des mesures au pas, ce n'est pas évident et on augmente considérablement le temps de travail donc de consommation du tracteur.
L'arrivée de tracteur plus puissant a permis d'utiliser des charrues réversibles. Elles sont beaucoup plus lourdes mais au labour, une fois les réglages plus délicats réalisés, la charrue est plus stable. L'énorme avantage réside dans le fait qu'il n'y a plus de raies. On parle alors de labour à plat.
L'autre avantage, important en ce moment, est de réduire au maximum les temps de manoeuvre sur la fourrière qui ne subit plus qu'un seul passage au lieu de multiples. Le seul inconvénient de ce type de labour et que dans des terrains très humides l'eau ne s'évacue pas aussi bien que lorsque nous avions des billons !
Sur les deux photos, le tracteur est au même endroit. En montant, la charrue verse la droite. En redescendant, elle verse à gauche. Pour l'anecdote, en descendant vers ma photo, alors que je tournais dans la parcelle depuis deux heures, un lièvre est parti à moins de 10 m... Comme j'avais l'appareil photo, le temps de cadrer, j'ai pu le prendre en flagrant délit de fuite :
La nature nous surprendra toujours. On peut passer des dizaines de fois au même endroit, les couleurs, la lumière ou les animaux la rendent toujours unique. Et hier en sortant de la parcelle, je n'ai pu résister :





