Chute de vent, tension en hausse...
Les deux derniers jours de navigation furent plus difficiles ou pour être juste, eurent des moments plus difficiles. En réalité, les moments d'absence de vent sont les plus délicats à gérer pour un équipage. Pas facile de rester "au près" sans se retrouver "vent debout" surtout que les risées sont souvent le fait d'un vent assez changeant. Le bateau s'arrête alors.Le faire tourner sur lui-même pour repartir est une galère. Le vent gonfle alors les voiles de la discorde entre équipiers...
Mais lorsque la brise revient, les sourires suivent... Ainsi, en fin de matinée, alors que nous nous empâtions ( terme de PH et pas marin ) depuis le matin au milieu du plan d'eau, un flux d'air bien établi nous permis de bien nous amuser avec un autre bateau pour revenir vers la base. Contrairement à ce que l'on croit au départ, le vent arrière n'est pas le plus intéressant. C'est celui qui soufflait vers la base. Nous sommes rentrés en zigzag pour profiter au maximum de "grand largue", une fois à gauche, une fois à droite. Nous avions retrouvé toutes les sensations et les manœuvres s'enchaînaient sans hésitations. La complicité était de mise. Navigant bord à bord avec l'autre catamaran, concurrent de l'instant, avant d'empanner une dernière fois, il nous fallait surprendre pour virer et prendre ainsi quelques dizaines de mètres d'avance en quelques secondes. Un petit signe discret et hop, le tour fut joué ! Je vis alors un sourire de sirène éclairer notre arrivée et la fin du stage...

