Journées du patrimoine, veaux et pont
Amusant aujourd’hui que cette juxtaposition de notre patrimoine local. Sous les arches du pont du XIIe, les veaux paradent !
D’un côté une partie du patrimoine construit, le pont du diable, qui fut un point de passage obligé sur l’Arroux pendant des siècles, contribuant à la prospérité du village. En ces journées du patrimoine, on ouvre la vieille église, l’autre élément majeur du patrimoine de notre cité et on oublie le pont. En organisant le concours cantonal sur les bords de la rivière, Gilles et son équipe mettent en valeur indirectement ce trésor sur lequel on passe tellement souvent sans que personne ne pense à l’admirer en passant dessous, ce qui est nécessaire pour rejoindre la foire…
De l’autre, aujourd’hui, quelques veaux sont la vitrine d’un patrimoine génétique envié ! Patrimoine car là également, il est l’héritage du travail de sélection de nombreuses générations d’éleveurs. Patrimoine qui assure encore, malgré ces dernières années difficiles, la richesse agricole de notre petite région. On n’en parle jamais, mais nos veaux s’exportent, ainsi que ceux d’autres régions et races de France, massivement, assurant au moins 2 milliards d’€ d’excédent commercial je crois ! Nous pouvons donc être fier de nous.
Ces petits concours rappellent à tous cette production qui passe habituellement sur le pont pour aller à la pesée à la coop. On cite toujours les grandes industries exportatrices, jamais cette production d’animaux maigres. Aujourd’hui, ce sont ceux qui sont destinés à la reproduction sont mis en valeur. C’est la crème de l’élevage, l’exposition d’une production majeure de notre région agricole. (Il n’y a pas de concours de broutards). A côté, les moutons charolais viennent compléter cette présentation.
C’est l’occasion de montrer ce que l’on fait de mieux sur notre canton. C’est l’occasion de regrouper les éleveurs locaux autour des animaux et d’un verre. Ce matin, l’ambiance était bonne enfant et sereine. Mais chaque année, il y a moins de monde présent. Pas par désintérêt des producteurs mais parce que nous sommes de moins en moins nombreux et qu’il arrive un moment où cela se remarque…






