Baignade forcée, un 31 octobre
Dominique doit m'en vouloir; quelle idée de se lancer dans une telle aventure ! En ce dernier jour d'été, après la séance photo des produits, sachant que la météo allait changer, je n'ai pas résisté à la proposition folle de descendre l'Arroux entre La Boulaye et le Gourmandou...
Je n'imaginais pas que ce serait aussi sportif. J'avais envie de faire de belles photos. Mais j'ai sous-estimé deux choses.
Un, à 16 heures, à cette saison, la rivière est déjà plongée dans l'ombre !
Deux, le manque d'eau complique la descente. La rivière ne pousse pas et il faut pagayer dur. Ensuite, les passages rocheux ne sont pas assez recouverts d'eau et on s'est retrouvé en difficulté pour passer ces petits rapides...
Du coup, est arrivé ce qui devait arriver. Nous avons basculé et nous nous sommes retrouvés à l'eau, APN et téléphone compris. C'est arrivé à mi-chemin ! Un 31 octobre, cela refroidit... De plus, il a fallu se remettre à l'eau au niveau du rocher du père Charles, par manque d'eau... Ensuite, il n'y a plus de courant, en pagayant, cela nous a réchauffé. De plus, pour ma part, j'ai eu le sentiment que les vêtements avaient le même effet qu'une combinaison ! Mais cela ne serait pas à refaire de cette façon...
Mais si je fais abstraction de ces avatars, ces 5 kilomètres de rivière sont magiques. La vallée est très encaissée, bordée de bois à cet endroit. J'ai vraiment perçu le côté sauvage de l'Arroux, un vrai torrent ! Nous avons là un petit trésor à faire découvrir, une autre façon de descendre notre vallée, loin du bruit, proche des oiseaux sauvages et de la nature. Mon APN était humide pour la dernière partie, l'eau troublait les objectifs. La nuit tombait, les dernières photos sont donc embuées ce qui est dommage car j'aurai aimé prendre le pont du Gourmandou, la tour "bazot?". Mais comme dirait "Dom"; "c'est du Hamilton"... "Nat" nous a rejoint en canoé, en remontant le cours. La seule photo exploitable est celle prise, très proche, on a l'impression de naviguer dans un épais brouillard.
Cela donne une autre dimension à notre rivière... Merci Dom de me l'avoir fait découvrir.





