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  • Paysan retraité, ancien éleveur de charolaises, qui regarde l'agriculture,les événements et la société depuis sa cour de ferme. Ma devise : " Prendre ce que la nature veut bien me donner. Vivre avec ce que les hommes me laissent !"
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6 octobre 2019

En convalescence de la sécheresse...

Si la pluie est de retour, nous sommes encore loin d'être sorti d'affaire !

La gouillarde a recommencé à couler ! C'est la très bonne nouvelle de cette semaine passée. Je ne suis plus obligé de "rouler de l'eau". Une corvée de moins, inédite ici cet été. La pluie est revenue en petites quantités répétées. C'est extrêmement positif car nous avions très peur d'un orage diluvien qui ravine tout. La végétation était tellement brûlée que les racines n'auraient pas pu retenir la terre dans les pentes. Là, aucune goutte n'a été perdue. Par contre, revers de la médaille, les ruisseaux et rivières ont mis longtemps à reprendre un minimum de débit. Avec un corollaire dont personne ne parle ; L'eau qui a coulé les premiers jours était de l'eau collectée par les routes en particulier. Je me suis trouvé sur le pont de l'Arroux sous la première pluie. La chaussée était blanche des dépôts de la circulation et cette eau allait directement dans la rivière. C'est incontournable mais peut expliquer les soucis de mortalité de poissons rencontrés dans un étang d'une ville voisine, dont le niveau était très très bas et qui reçoit l'eau des rues ! Simple supposition allez vous me dire mais qui disculperait l'agriculture et ses supposés pesticides pour une fois...

J'ai sevré les trois quart des veaux. J'ai gardé en stabulation ces derniers, le temps que l'herbe repousse. Les deux tiers des animaux ont toujours besoin de foin. L'herbe repousse un peu mais il n'y a pas de quoi nourrir tout le monde. J'espère pouvoir revenir à la paille cette semaine. Pour cela, la pluie de cet après midi me permet d'espérer le renforcement de la pousse indispensable pour le faire. Je compte sur la pluie de mardi pour conforter la situation. Après 3 mois à piocher dans les stocks de l'hiver, assurer un mois ou deux d'herbe serait un moindre mal ! Au contraire de l'année dernière, il ne semble pas y avoir de risque de pénurie de paille cet hiver à condition de payer et c'est là que tout va devenir très compliqué. Cela méritera un autre billet !!!! Heureusement que j'ai les copeaux, ce sera la première économie. Cette herbe permettrait également aux vaches de se refaire une santé avant l'hiver ce qui serait un vrai mieux.

Côté travaux des champs, j'ai repris et terminé les travaux de travail du sol pour préparer les labours pour les successeurs. Avec seulement 60 mm de pluie, il faut favoriser au maximum la pénétration de l'eau dans le sol. En jardinage, on bine, en agriculture on passe le chiesel ou le cowercrop. La possibilité de labour cette semaine va dépendre de la pluie de mardi. Mes successeurs veulent labourer car il n'y a pas eu de germination depuis la moisson, on doit donc enterrer les graines d'adventis pour éviter la concurrence avec blé et triticale. C'est tout le contraire de l'année dernière où de petites pluies, insuffisantes pour l'herbe, mais faisant germer, ont permis de désherber mécaniquement en deux ou trois passages sans devoir labourer ensuite ! Cela montre la difficulté à savoir s'adapter à des situations nouvelles d'années en années. Pour enfoncer le clou, un glyphosate n'aurait pas d'effet puisqu'il n'y avait pas de levée jusqu'à présent et qu'il faudrait retarder les semis à novembre pour respecter les délais... Juste ce mot pour dire que rien n'est écrit définitivement avec dame nature et qu'on ne doit pas s'interdire quelconque méthode... Pour ce qui est de retourner des 'couennes", il faudra encore plus de pluie, donc attendre pour rétablir un assolement cohérent.

J'ai attelé le broyeur de haies. Je n'ai pas voulu broyer les haies en septembre, trop sec avec deux conséquences. La première était le risque le mettre le feu lors du passage au sol. Il y a eu plusieurs sinistres à cause de cela. La seconde est plus personnelle. L'état de fragilité des plantes et arbustes me paraissait si dégradé que j'avais peur de les détruire définitivement. Cela pose la question de l'adaptation au changement climatique. Comment apprécier les conséquences d'un travail sur la nature dans des conditions extrêmes comme celles que l'on a connu. Les arbres ont beaucoup soufferts cet été, certains ne s'en remettront pas. Comment ne pas amplifier les risques ? Je peux broyer maintenant sans risque pour la nature mais cela a bouleversé mon plan de travail. En s'adaptant, donc en rompant avec l'habituel, je vais concentrer sur quelques jours ou quelques semaines des travaux répartis sur plusieurs mois auparavant. Après les périodes de récolte comprimées, va t'on aller vers le même phénomène sur la plupart des travaux ? Déjà les semis sont une période critique, en va t'il être de même pour tous les travaux des champs ?

Reste d'autres travaux reportés qui ne pourront être terminés avant ma retraite. Il est impossible de planter un pieu, donc impossible de réparer les trous dans les clôtures que les vaches ont fait cet été. Les clôtures électriques marchent à nouveau. Mais l'expérience de cette sécheresse en montre la limite. J'ai été appelé, comme tous mes collègues pour des vaches sur les routes. A chaque fois, c'est avec une boule au ventre qu'on y va. La trouille d'un accident ! J'ai eu la chance que les miennes ne sortent pas sur les routes. Elles sont restées en interne sauf une fois pour aller manger le foin des chevaux de ma nouvelle voisine, dans le pré à côté du leur. L'arrêté préfectoral mentionnait que les animaux ne devaient pas avoir accès aux ruisseaux en dehors d'un point d'abreuvement. Je ne sais pas qui a soufflé une telle sottise à notre préfet qui ne peut, bien évidement, être spécialiste de tout. Qu'ont fait les vaches faute d'eau courante ? Elles ont cassé les barbelés pour boire. Sans conséquence, puisqu'il n'y avait plus d'eau qui coulait. Elles allaient dans les trous. D'ailleurs les mêmes trous servaient aux chevreuils et tous les animaux sauvages. Toute la politique de gestion de l'eau va être à mettre à plat. A force de bloquer l'entretien des cours d'eau, au motif qu'on est mille fois plus intelligents que nos ancêtres, on a créé la pénurie cet été. Si on suit certains spécialistes de salon, il faut détruire tous les obstacles construits par les hommes sur les cours d'eau. Rien que sur l'Arroux dans ma commune, si on le faisait au barrage du soir, on ferait baisser le niveau de plus d'un mètre à l'endroit où on puise l'eau de la commune, donc on prendrait le risque d'assécher notre commune. Attention, je ne plaide pas pour faire n'importe quoi mais quand je lis que des maires sont inquiétés en justice,  au nom de la biodiversité, pour avoir curé des ruisseaux , je me dis qu'on marche sur la tête ! Mais on sait que nos "penseurs nationaux" n'aiment pas être pris en défaut, que certains, sur le terrain, n'hésitent pas à faire du zèle dans l'application de règles nationales, inappropriées au plan local dans bien des cas. La vraie question, peu populaire en ce moment, qui mieux que le paysan connaît le pays qu'il gère au quotidien et sait ce qui lui convient ? Cette incompétence et cet abandon de la gestion des territoires se traduit par des incendies dantesques dans le midi (faute de pastoralisme), des crues amplifiées (faute de digues entretenues et de rivières ensablées) et des problèmes d'approvisionnement en eau en temps de sécheresse (faute de retenues disséminées)... On évoque toujours le réchauffement climatique dans les médias, sans jamais se poser la question de ce qui en réduit ou de ce qui en amplifie les conséquences. On raisonne comme si un retour à la nature sauvage intégrale allait tout régler ! Un grand point positif, vécu plusieurs fois cet été, à ma grande surprise: Inquiètes des conséquences du coktail canicule et sécheresse, nombre de personnes m'ont interrogé sur ce que pense un paysan de cette gestion perçue comme clamiteuse, comme si le bon sens paysan serait plus rassurant que toutes les grandes études... 

Mais j'ai encore bien d'autres soucis qui méritent chacun un billet ! Des soucis que je partage avec tous mes collègues et qui contribuent à la perte de moral des campagnes, faute de perspectives, d'ambitions et de surtout de respect de notre travail et de nos compétences ! Si l'agriculture est en convalescence de la sécheresse (cela reste fragile à ce jour), elle est très malade par ailleurs !

ARROUX TOULON SECHERESSE

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Commentaires
Y
A y réfléchir, cet idée de l'impact du réchauffement climatique sur la pollution des cours d'eau est peut être à creuser.<br /> <br /> Je veux dire le passage d'un climat avec des pluies assez régulières au cours de l'année à un climat qui m'évoque le climat méditerranéen: grosses pluies torrentielles et ponctuelles et sécheresse le reste du temps.<br /> <br /> <br /> <br /> Supposons une source de matière organique (un tas de fumier, une fosse septique, un rejet d'usine à papier, etc.) situé à 100m de la rivière.<br /> <br /> <br /> <br /> Des petites pluies régulières entraient la matière organique d'abord dans le sol voisin où une partie de cette matière organique est digéré par le sol (microfaune/ flore, herbacées, etc.). Même les excédents d'engrais peuvent y être digérés par les plantes. La régularité des pluies garantie aussi que le sol est en pleine forme: les plantes sont en activité, la microvie aussi, bref tout le monde a un gros appétit de matière organique ou d'engrais. Les petites pluies ne risquent pas de déraciner les plantes. La rivière est régulièrement alimentée en eau donc la matière organique résiduelle est bien diluée le long du cours de la rivière.<br /> <br /> <br /> <br /> Maintenant, si on passe à un régime de temps très sec alterné avec de très grosses pluies. Les sécheresses diminuent l'activité du sol, donc sa capacité à digérer la matière organique et les engrais. La rivière diminue son débit donc sa quantité d'oxygène.<br /> <br /> Lorsqu' arrive une pluie massive, de grandes quantités de matières organiques sont entraînées. Le sol sec peut avoir du mal à l'absorber. Et une fois dans le sol, la végétation et la microvie, en sommeil, met un certain temps à redevenir suffisamment active pour être capable de digérer la matière organique apportée, qui est de plus en quantité excessive. Sans compter les risques de déracinement par les fortes pluies.<br /> <br /> Bref, une beaucoup plus grande quantité de matière organique passe à la rivière, qui étant quasi à sec se retrouve incapable de diluer cet apport. (il n'y a) Plus d'oxygène, les polluants sont plus concentrés, la catastrophe.<br /> <br /> <br /> <br /> C'est pas mon domaine et je vais peut-être "réinventer la roue", mais au débotté je vois quelques solutions possibles.<br /> <br /> Le truc serait de réussir à régulariser l'apport de matière organique et d'eau.<br /> <br /> Par exemple en stockant les deux. De grosses citernes pour recueillir les grosses pluies (et éviter à la fois qu'elles partent à la mer pour rien mais aussi qu'elles fassent des dégâts), puis une irrigation le restant de l'année pour maintenir la prairie, qu'elle résiste à la sécheresse. Et peut être la même chose pour la matière organique et les engrais et là je ne sais pas comment (mais je crois que ça se fait déjà dans les fermes avec les fosses à purin? - je suis un néophyte total- ).<br /> <br /> Peut-être apporter le minimum d'engrais possible de manière à être sûr qu'il soit totalement digéré au prix d'une récolte moindre? Peut être ne plus faire d'épandages mais diluer les épandages dans l'eau d’irrigation? Peut être diminuer les production animales qui génèrent plus de... m€rde que le le sol ne peut absorber dans ces nouvelles conditions?<br /> <br /> Je serais aussi pour virer les cultures nécessitant un apport d'eau régulier (maïs?) et incapable de survivre à une petite sécheresse. Il y a aussi des méthodes qui forcent les plantes à développer un meilleur réseau racinaire capable de puiser de l'eau plus profond donc de mieux tenir en cas de sécheresse donc d'être capable de redevenir pleinement actives plus vite.<br /> <br /> <br /> <br /> La seule chose qui est sûre, c'est que le réchauffement climatique, on va y avoir droit plein pot (peut-être un peu moins si toute la population humaine se mobilise, mais ça j'y crois pas trop).<br /> <br /> <br /> <br /> PS: désolé pour le long message mais ça me permet de mettre mes idées au clair, et en plus j'en rajoute une:<br /> <br /> @ agriculteur 85:<br /> <br /> Sur l'oxygène de l'eau, j'oubliais un truc.<br /> <br /> La température de l'eau est inversement proportionnelle à sa capacité à stocker de l'oxygène.<br /> <br /> Dit autrement, la quantité maximale d'oxygène dans une eau chaude sera toujours moindre que dans une eau froide.<br /> <br /> Donc tout réchauffement de l'eau diminue la quantité d'oxygène maximale disponible, donc gène encore plus les poissons.<br /> <br /> Exemple (attention: sujet polémique (encore!)) les rejets d'eau chaude des centrales nucléaires, surtout en été! Mais je pense qu'il y en a d'autres...
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C
Agriculteur 85> Je pense que les chutes drastiques des populations d'anguilles ne sont pas uniquement due à la surpêche ou au braconnage des civelles (même si cela n'arrange rien), mais à des problèmes de qualité de l'eau (pollution, mais pas principalement celle liée aux excès de trophie, mais plutôt à des produits non totalement et clairement identifiés dont certains effets cumulatifs de certains pesticides ? voire des effets de perturbateurs endocriniens ? sans compter des métaux lourds, mais cela existait déjà bien avant (tout comme les obstacles à la migration, ce n'est pas nouveau), l'existence de parasites virulents s'attaquant à l'anguille plus qu'avant... Bref, des choses connues et d'autres moins. Bon, je ne suis pas ichtyologue et mes connaissances ne sont pas forcément à jour, mais je voulais préciser cependant.<br /> <br /> <br /> <br /> Youpi> La note à laquelle vous faites allusion est un exercice de style. Il faudrait que vous me précisiez votre demande. Pour cela, déposez-moi un message sur mon blog, sur cette note par exemple et nous pourrions poursuivre l'échange par courriel.
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Y
Cornus>Youpi> Non, pas du tout, je ne faisais pas allusion à vos propos, que je trouve assez voire très justes dans votre commentaire initial. <br /> <br /> Merci,<br /> <br /> Je dois admettre que ce genre de sujet étant parfois tendu (et le net permettant si facilement d'insulter), je deviens parfois susceptible. A tort.<br /> <br /> <br /> <br /> J'ai appris sur le tas à partir de connaissance niveau bac+2/3 en écologie.<br /> <br /> Le cas de Tchernobyl m'a beaucoup intéressé, presque plus que celui de la No-Go zone entre les deux Corées car une catastrophe dangereuse pour l'humain semblait avoir un impact moindre sur le vivant en général (peut-être une question de durée de vie/ d'âge de reproduction?).<br /> <br /> <br /> <br /> >Je m'arrête là. <br /> <br /> Vos connaissances d'écologues m'intéresse.<br /> <br /> J'ai jeté un coup d'oeil sur votre blog mais l'écologie ne semble pas votre seule passion. Pouvez vous -si l'auteur de ce blog n'y voit pas d'objection- me donner quelques liens sur ce thème, ou à défaut des mots-clés pour les trouver?<br /> <br /> J'ai beaucoup aimé celui-ci:<br /> <br /> http://cornusrexpopuli.canalblog.com/archives/2009/06/01/13932972.html
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A
L'eau et les milieux aquatiques, vaste sujet sur lequel presque chacun de nous a un avis plus ou moins objectif suivant son approche personnel et sa situation propre.Je n'est pas la prétention d'une analyse scientifique,mais par la situation de ma ferme à plus de 50% en zone humide et inondable, l'eau est une contrainte majeur aussi bien par son manque que par son excès très dommageable dans les deux cas.<br /> <br /> Quant j'étais enfant j'allais a la pêche avec les gamins du coins.Dans la petite rivière en contre bas du site historique de la ferme, nous ne pêchions que des anguilles(réputées très résistantes).Pour prendre de la"friture"(gardons et autre),nous devions aller jusqu'au grand canal à deux kilomètres plus loin.Il y a quelque années quand mes enfants allaient encore à la pêche en bas de la ferme ,la "friture"et autre poissons étaient revenus dans la petite rivière qui longe notre village<br /> <br /> <br /> <br /> mais les anguilles ont quasiment disparues alors qu'autrefois elles proliféraient et même les soirs d'été orageux elles sautaient au dessus de l'eau.Maintenant cela est fini a cause de la surpêche des biballes ou civelles dans les embouchures et les estuaires des fleuves et rivières malgré que la qualité de l'eau se soit améliorée pour les autres poissons qui prolifèrent de nouveau.<br /> <br /> Pour en revenir au travaux de saison,après le manque d'eau,c'est quasiment l'excès (je pense momentané)d'eau qui gêne le pâturage avec du piétinement de cette jeune herbe fragile après plus de 200 mm de pluie depuis 4 semaines.Les semis de céréales n'ont pas commencés alors que certaines années,à la même date, ils sont pratiquement finis. Je pense que certaines parcelles au sous sol imperméable ne seront pas semées cet automne et déjà mes voisins éleveurs qui me prennent mon surplus de paille commencent à s'inquiéter de savoir si j'aurais de la paille pour eux.Pour le moment,je n'ai pas de réponse,mais pour un agriculteur, le mauvais temps, c'est le temps qui dure trop longtemps.Une chose est sur par contre:<br /> <br /> Avec un temps plus clément annoncé, les journées de semis vont être longues après les soins au animaux du matin,les tracteurs vont illuminer la campagne tard dans la nuit pour essayer de rattraper le retard dans les semis.Les nuits de sommeil vont être courtes pendant plusieurs jours y compris dimanche et jours fériés...
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C
Youpi> Non, pas du tout, je ne faisais pas allusion à vos propos, que je trouve assez voire très justes dans votre commentaire initial.<br /> <br /> Je ne suis pas archéologue non plus mais je me suis intéressé à la paléoécologie durant mes études et j'ai épluché des choses durant ma thèse (palynologie surtout) et j'ai continué à lire des choses sur le sujet depuis. Et en tant qu'écologue et plus particulièrement phytoécologue de formation multidisciplinaire, je pense assez bien connaître la problématique et je n'ai donc pas dit les choses à la légère et je suis assez bien documenté sur le sujet. Je n'ai pas étudié le sujet Techernobyl, mais j'ai lu des articles et vu des documentaires de fond sur le sujet. Je n'ai pas pu ici faire un cours sur ce qu'est un écosystème naturel (ou primaire) par rapport à un qui serait subnaturel ou à un autre qui comporterait une partie seulement de fonctions naturelles. En tout état de cause, je voulais dire qu'en France, il n'existe aucune localité qui ne soit pas marquée peu ou prou par l'empreinte de l'Homme. Après, tout est une question d'intensité, de relativité, mais on peut rarement parler de milieux naturels au sens strict, mais plutôt de milieux semi-naturels. On classe généralement les écosystèmes, les habitats, les communautés végétales en fonction de coefficients d'hémérobie (degré d'influence anthropique).<br /> <br /> Je m'arrête là.<br /> <br /> <br /> <br /> Paysanheureux> Merci aussi pour ce "débat".
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