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  • Paysan retraité, ancien éleveur de charolaises, qui regarde l'agriculture,les événements et la société depuis sa cour de ferme. Ma devise : " Prendre ce que la nature veut bien me donner. Vivre avec ce que les hommes me laissent !"
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15 août 2020

QR code : étiquette numérique

 

Que faut il mettre comme informations accessibles avec un QR code ?

Je me suis posé la question. Ma façon d’élever les animaux est décrite sur ce blog ou sur ma chaîne You Tube. Je ne peux pas la résumer en quelques mots. En reprenant le cahier d’élevage de la génisse, j’ai eu le détail, date par date, des événements attachés à cette animal. Ce sont ceux que j’ai mis en avant… 

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Pour le cas où ça ne marche pas, le QRcode renvoit à la page suivante !

D’abord, les dates de mouvements sur l’exploitation. Chaque changement de parcelle est enregistré. Dans un troupeau allaitant, le veau tète sa mère. En lisant le cahier, j’ai ainsi pu calculer facilement le temps passé avec sa mère donc où elle était allaitée ; 322 jours dans ce cas ! J’ai en parallèle calculé le temps passé « au pré », 785 jours soit deux ans sur ses trois années de vie ! Enfin, reste le temps passé en stabulation libre, 358 jours ou une année ! Cela rejoint la règle d’élevage ici, de 4 mois de stabulation pour 8 mois de pâture… Mais c’est mieux de l’indiquer pour chaque animal. Cela peut varier un peu …

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Deuxième sujet : Les soins et traitements vétérinaires. Elle n’a pas eu de problèmes particuliers donc n’a pas vu de véto. Elle n’a eu aucun antibiotique. Je le répète, on fait des antibiotiques en curatif, pour soigner. Les autres veaux nés le même mois ont pu avoir deux types d’antibio, un pour lutter contre les infections de cordon. Deux pour contrer des infections respiratoires en février mars pour les veaux nés en décembre. C’est loin d’être systématique et ne concerne pas tous les veaux. Ces antibiotiques sur les veaux ont largement été assimilés puisque les délais d’attente sont de quelques semaines. Les animaux n’entrent pas dans la chaine alimentaire avant quasi deux ans pour les plus précoces. 

Par contre, la génisse a reçu les traitements indispensables pour limiter les strongles respiratoires et digestives, douves, ténias et autres vers parasites… En fait, on traite les deux premiers hivers de la vie des animaux et pour les veaux nés tôt, un traitement au premier lâcher. Il y a donc une bonne année entre le dernier traitement et le départ de l’animal… Pour info, les délais d’attente sont calculés automatiquement par le programme à l’enregistrement ! On peut donc suivre les dates pour respecter les règles sanitaires. Je pense qu’on vous doit cette transparence.

génisse-traitements

Reste les vaccins : Il n’y a pas de délais d’attente pour ceux-ci. La valeur de cette information concerne les éleveurs qui achètent les animaux pour les finir, comme les italiens, qui à juste titre, trouvent absurdes de refaire des vaccins pour des animaux déjà vaccinés. Ou qui imposent que les animaux soient vaccinés au départ de la ferme pour éviter d’importer des maladies comme la FCO….

Le troisième sujet concerne l’alimentation de l’animal. J’ai tenté de reconstituer la part herbe et céréales de la ferme, par rapport aux achats de protéines sous forme de tourteaux. Quand on affirme que l’autonomie est un objectif, preuve en est faite. La part achetée n’est que de 5%. IL s’git essentiellement de colza français et une fois de soja non OGM. La base est vraiment l’herbe, soit fraîche soit en foin ou enrubannée. Avec la sécheresse, la part de céréales a été augmentée pour subvenir aux besoins. Le calcul est théorique mais la proportion doit être exacte. Pratiquement les ¾ des aliments sont cette herbe. Je pense qu’avec une pluviométrie normale, donc des pousses normales, on peut atteindre facilement plus de 80 % sur ce type d’animal…

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Autre information importante, l’animal n’a consommé aucun aliment OGM. J’ai des certificats de ma coopérative pour attester que les aliments achetés sont bien sans OGM, (faut-il les mettre en ligne ?) et je ne sème que des céréales d’hiver qui ne sont pas génétiquement modifiées. De plus, je suis dans une démarche non OGM pour les broutards pour l’Italie !

Voilà les éléments particuliers à mes yeux de la vie de cet animal. Le reste relève de ma conduite d’élevage pour tous les animaux. Les critères de bien-être animal les concernent tous. La façon de loger les animaux, non attachés en respectant les surfaces imposées par animal respectent le règlement départemental. Les pâturages mettant à disposition systématiquement de l’ombre par des arbres ou des haies pour protéger les animaux des vents… Je pourrais préciser également que je nourris en libre-service, c’est-à-dire que les animaux ont du foin à volonté en hiver et qu’ils sont complémentés en cas de sécheresse et de manque d’herbe…  Faut il tout réexpliquer, il est vrai que le PH tour répond à toutes ces questions, mieux que des explications…

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Quelles sont les questions qui ont de l’importance pour un consommateur ? Y a-t-il d’autres informations utiles ? Je suis curieux de connaître vos réponses. Je suis certain de la valeur de toutes ces informations, toutes aussi importants que la seule qualité intrinsèque de la viande ! Il faudra bien qu’un jour, cela vous soit accessible et devienne un vrai élément de choix pour l’acte d’achat. Cela couperait court à tous les procès fait à l’élevage, faute d’informations. On le voit, on est très loin des feed-lot où les animaux entassés ne mangent pas d’herbe. Mais pour que vous compreniez les montagnes à déplacer pour y arriver, il va me falloir plusieurs autres billets d’explication…

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Commentaires
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Bonjour,<br /> <br /> Presque deux mois pour répondre. Mais je trouve la démarche très intéressante, alors j'y vais de mon commentaire. <br /> <br /> Parmi les informations que j'apprécierai d'obtenir, c'est le lieu ou les lieux où l'animal a été élevé. Non pas le pays, mais la région, voire idéalement la commune. <br /> <br /> Quand j'achète directement auprès d'un éleveur, ou chez un boucher que je connais bien, l'information est facile à obtenir. Dès qu'on s'écarte de ce circuit, difficile de savoir si on consomme régional ou non.
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S
Bonjour,<br /> <br /> Merci pour ces données qui peuvent en effet éclairer notre choix au moment de l’achat. Pour ma part la part d’herbe dans l’alimentation a une vraie importance ainsi que l’absence d’OGM et l’origine des aliments. En effet cela a un lien direct avec nos paysages. J’habite dans l’Orne et les choix d’alimentation des éleveurs ont un impact visuel et biologique direct. Un essai prometteur.
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J
Très intéressant. La comparaison avec de l'élevage plus intensif serait je pense éclairante... Je comprends que certains ne trouvent aucun intérêt à cette transparence.<br /> <br /> <br /> <br /> Juste une question : l'enrubanné est de l'ensilage. Est-ce que cela ne change pas le goût de la viande ? Une amie éleveuse en Normandie vend ses charolaises pour de la maturation car nourries sans ensilage (sauf un peu de maïs pour les mères, ça fait une rotation des cultures avec le foin).<br /> <br /> Sur la page on ne sait pas s'il y a enrubanné ou non...
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O
Ce « proof of concept » est extrêmement convainquant et d’utilité publique. Vraiment, chapeau pour cette démarche. Les informations présentées vont très au delà de toutes mes espérances. Par rapport à la réalité de la vie quotidienne, on passe d’un extrême à l’autre. <br /> <br /> Par exemple, j’aimerais bien acheter de la viande hachée, mais je ne le fais pas parque qu’il me manque une information sur l’emballage : l’âge de la vache. J’ai peur de manger de la viande provenant d’une bête âgée, une vache laitière de réforme. Cette peur qui date du traumatisme de la vache folle est peut-être irrationnelle (elle repose sur l’intuition que des prions ou autres maladies neurovégétatives peuvent se développer chez les animaux avec l’âge), mais je tiens à savourer ma viande en toute quiétude.<br /> <br /> Je remarque que tu fais grand cas des OGM. L’approche OGM m’inquiète uniquement de part son impact possible sur l’environnement, mais la consommation d’OGM ne m’angoisse pas.
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