Fiction d'un dérapage pour faire réfléchir...
Les attaques et critiques permanentes ne doivent pas décourager les jeunes futurs éleveurs. Cela a toujours existé, sous une autre forme au moment de l'exode rural par exemple ; Les cigales de la vie à la ville ! Aujourd’hui, ce qui change, ce sont les médias et les réseaux sociaux qui servent de caisse de résonnance sans limites. Il faut l’intégrer et y être présent pour répondre...
Avant, comme chaque matin, André, Dédé pour les intimes, cassait du sucre sur le dos de tout le monde au café du coin, juste avant de prendre son boulot. Mais c’était Dédé, tout le monde le connaissait, donc sa parole était relativisée. Chacun acquiesçait pour ne pas le contrarier et les propos ne sortaient pas de l’endroit. Maintenant, André a pris un pseudo sur les réseaux sociaux. Il est devenu quelqu’un : plus ce qu’il dit est gros, plus il a de succès. Du coup, André ne se sent plus. Il donne toujours son avis sur tout. Cette reconnaissance le conforte de sa compétence dans tous les domaines ! A tel point qu’il espère être remarqué par les chaines d’info en continu, pour que son rêve se réalise : Il pourra alors passer sur l’une d’entre-elle en tant qu’ « expert » ! Tant de gens soutiennent André sur Internet que ses propos sont forcément « vérités » ! Pour se donner plus de chances d’arriver à ses fins, il double ses parutions virtuelles en août, au moment où les vrais experts sont en vacances…
Éric est jeune éleveur ! Avec le réchauffement climatique, les travaux de récolte se terminent début août. Après cette période éreintante, Éric prend un peu de liberté après le déjeuner pour surfer sur Internet. Il ne peut pas être toute l’année à 12 heures de travail par jour. L’hiver, les lâchers, les semis, les récoltes lui imposent un rythme de travail qui n’est plus accepté que par les passionnés ! Pour s’installer, il lui a fallu investir énormément pour répondre à toutes les exigences administratives et réglementaires. Il a souscris des emprunts sur 20 ans. Ses bâtiments d’exploitation doivent être aux normes bien-être animal dans les trois ans sinon il devra rembourser les aides à l’installation. Il est bien loin le temps où son arrière-grand-père ne subissait aucune norme pour avoir le droit de travailler et pouvait démarrer bas pour grandir ensuite, en fonction des opportunités.
André a trouvé sa martingale numérique ! Il va défendre le bien-être animal. Il n’a jamais vécu à la campagne, il ne connait que la côte d’Azur en juillet et les stations de ski en hiver. Il a gardé les habitudes de ses parents. La cause est juste, personne ne peut être contre. Donc, il sait par avance qu’il a un bon filon. André est de plus en plus virulent dans ses publications. Il ne va plus au café du coin, n’est plus confronté physiquement à d’autres opinions. Son ordinateur ne le remet pas en cause et il a trouvé une parade à tous ses détracteurs sur Internet en les bloquant. Dans la vraie vie, son cercle d’amis s’est restreint, sans qu’il s’en rende compte, à quelques personnes qui pensent comme lui. Il utilise son vélo pour aller au travail. Il est comptable dans un cabinet connu et les occasions de parler avec d’autres personnes se résument celles autour de la machine à café. Mais cela ne le dérange pas, avec ses milliers de « followers », il a l’impression d’avoir des milliers d’amis.
Éric a une vie sociale riche. Il fait entre-autre parti du club de rugby du village. Ce n’est pas toujours facile. Il ne compte plus les entrainements manqués à cause d’un vêlage. Quelle galère pour se faire remplacer le dimanche du dernier match de la saison alors que la dernière vache présentait des signes de mise-bas imminente. Son entraineur lui avait même fait remarquer son manque d’attention pendant la partie ! Ses collègues, connaissant la cause du souci, eux, l’avaient soutenu et encouragé : « Pascal va gérer, il connaît ! »
En ce début d’après-midi de samedi 14 août, Éric prend sa tablette pour surfer sur Tweeter. L214 vient de sortir une vidéo sur la maltraitance dans un élevage à l’autre bout de la France. La vidéo n’est pas sortie au moment du remaniement ministériel quelques semaines plus tôt. Elle serait alors passée inaperçue. La priorité n’est pas de mettre un terme le plus rapidement possible à cette maltraitance mais de faire un maximum de buzz donc de la sortir au bon moment. Éric tombe alors sur un tweet d’André qui, reprenant la vidéo, appelle chacun à devenir lanceur d’alerte ! « Il faut libérer les animaux ! » Éric est choqué par les images de cette vidéo, son grand père lui a appris à percevoir quand un animal souffre. Il ne peut cautionner ce qui s’est passé dans cet élevage. Mais il est abasourdi par les reprises sur Internet qui laissent croire à la généralisation de la maltraitance dans tous les élevages ! Il ne sait plus comment réagir. Il s’abonne au compte d’André pour le retrouver facilement… Il prend son VTT pour aller en parler avec son grand-père ! « Rien ne sera audible aujourd’hui, les médias se sont emparés de la vidéo sans recul. L’amalgame avec tous les éleveurs est fait. Publie une photo d’un de tes troupeaux. Avec cette chaleur, tes vaches sont forcément à l’ombre dans les vallons ! Peut-être que tu pourras ensuite RT une explication du financement de L214 ! Si les gens savaient… »
André est heureux, il ne décroche plus de son écran d’ordinateur. Son tweet rencontre un succès phénoménal. Il en rajoute à chaque nouvelle publication. Comme il n’est pas en vacances, il n’a que cela à faire. Plus il en rajoute, plus il est repris. Il appelle ouvertement à la désobéissance civile au nom de la défense d’une cause que les lois ne semblent pas défendre à ces yeux. Il lui faut des images chocs ! Il invite donc tout à chacun à s’introduire dans les élevages, caméra de téléphone en route ! Il touche enfin le paradis quelques minutes plus tard : Une chaine d’info le contacte pour un passage en direct dans une heure. Il est à 10 minutes des studios en vélo. Son heure de gloire est enfin arrivée. Il jubile. Sur le trajet, il peste contre des voitures stationnées sur la piste cyclable, un coup de pied dans l’aile en passant lui semble mérité. « Personne ne respecte rien ! » Les journalistes sont cordiaux et le mette en situation. Il est maintenant sur le plateau. Ce n’est pas le moment de flancher. Il se revendique de L214, en rajoute à tel point que les journalistes ont du mal à l’arrêter ! Mais « par respect de la pluralité des opinions », ils ne le contredisent pas. André sort des studios sur un petit nuage. Enfin il existe. Demain il doublera le nombre de supporters sur Internet. Il est convaincu que son expertise sera reconnue et il espère même que cela deviendra une source de revenus…
Éric a tweeté suivant les conseils de son grand père. Il a été peu repris par quelques éleveurs. Tous profitent sans doute de ce moment de répit, bien mérité avec tous les soucis de l’été ! Des meuglements au loin ont attiré son attention. « Décidemment, on n’est jamais tranquille, il faut que j'aille voir ! » Il prend son vieux 4*4 que les vaches connaissent. Elles y sont tellement habituées qu’elles se précipitent dès qu’elles l’entendent. Pour elles, l’éleveur est celui qui les protège, les nourris, les abreuve en ce moment de sécheresse. Elles reconnaissent la voiture entre mille ! Éric croise une voiture sur le chemin communal, sans y prêter trop d’importance. Il remarque juste le numéro du département, un réflexe pour tenter de cerner l'origine de ceux qui viennent découvrir la région. Il trouve normal que tout à chacun puisse profiter de la nature, sa nature dans ce cas ! C’est le terroir qui lui est confié, c’est lui qui l’entretient, il en est fier ! Il prend ensuite son chemin privé ! Ce n’est pas qu’il ne voudrait pas le laisser libre mais c’est un chemin de travail qui permet le libre accès des troupeaux au ruisseau, seule possibilité de les faire boire en cette saison. Il est impossible qu'il soit partagé entre vaches et promeneurs. Il y a trop de risques d'accident. Soudain, il se retrouve nez à nez avec le troupeau. Son téléphone sonne mais l’urgence est ailleurs, il ne répond pas ! Heureusement qu’il est arrivé avant que les vaches n’atteignent le croisement. Il aurait alors été obligé d’appeler ses voisins pour les repousser car seul, il n’aurait pas pu les contenir avec toutes les possibilités de chemins différents qui leur auraient été offertes. Il repousse le troupeau lentement en se demandant pourquoi celui-ci se retrouve ainsi sur le chemin et où elles avaient bien pu franchir les clôtures. En avançant, il observe le côté du chemin pour trouver l’endroit de la « fuite ». Il a aménagé des parcs intermédiaires qui lui permettent de fermer le chemin. En progressant, il ferme donc le chemin au fur et à mesure. Ainsi, il pourra doubler le troupeau au bout pour ouvrir la barrière du pré duquel il est sorti. Mais cela n’est pas nécessaire. La barrière est grande ouverte. Les animaux rentrent docilement, contents de retrouver un endroit connu. C’est surprenant mais si les bovins sont curieux de nature et foncent au premier passage possible, ils ont besoin de revenir assez vite aux endroits habituels donc connus. Éric referme la barrière puis observe le sol. Des traces de voiture et de pas ne laissent aucune ambiguïté, quelqu’un a bien ouvert la barrière et l’a laissé comme tel, volontairement ou non ?
André est maintenant rentré chez lui. Il est fasciné par son succès qui se traduit par une flambée de nouveaux followers. Il trouve l’enregistrement de son passage à la télévision et le met en ligne. Puis il parcourt les divers journaux. Une news sort à ce moment-là. Un accident dramatique vient de se produire dans une région d’élevage. » Une voiture n’a pu éviter un troupeau de vaches qui divaguait sur une route de campagne. L’accident a fait un mort parmi la famille, un enfant, et plusieurs blessés graves, dont certains pourraient rester paraplégiques. Deux animaux ont été tués sous le choc. Deux autres, blessés, ont dû être euthanasiés. » André reprend immédiatement la dépêche dans plusieurs tweets incendiaires. Tout y passe, de l’incompétence des éleveurs au danger mortel qu’ils représentent en laissant divaguer leurs animaux…
La dépêche est tombée également à la rédaction de la chaine télé. Après l’émission précédente, voilà qui tombe très bien d'autant que tout est calme. Elle est reprise dans un bandeau en dessous de la diffusion en cours. La rédaction, réduite en cette période estivale, se réunit en vitesse. « En enfonçant le clou, on va faire de l’audience… On pourrait peut-être faire revenir Mr André en plateau et passer en mode édition spéciale ? » Tout le monde est d’accord pour l’édition, moins pour le retour d’André ! « Il y va quand même fort ! Avez-vous un éleveur à lui opposer ? » « Non. Le premier qui a répondu au premier tweet d’André sans pseudo, donc dont on a trouvé le numéro de téléphone, ne répond pas. Les autres ont des pseudos et nos autres contacts habituels sont aux abonnés absents… » Le rédacteur en chef adjoint hésite puis tranche : « On reste en mode normal mais on en fait le sujet principal. On va insister sur les animaux morts, c’est porteur. Interviewez le préfet, les pompiers, le maire et trouvez-moi un élu animaliste ! Enfin que notre correspondant le plus proche se rende sur place. »
Éric est enfin rentré ! Il prend le temps de prendre une bière dans le frigo avant de sortir son smartphone. Le numéro auquel il n’a pas répondu s’affiche, il lui est inconnu. Il a pour principe, pour éviter les arnaques, de ne jamais rappeler. Personne n’a laissé de message, ce doit donc être sans importance. Il passe à la page Internet du journal local : En Une, une photo apparait avec un titre barrant toute la page. « Un effroyable accident fait un mort et des blessés graves ! Des vaches ont également été tuées… » Éric est abasourdi, cela s’est passé à 5 km. Instantanément, il repense à ce qui vient de lui arriver. S’il n’avait pas été à la maison, il n’aurait pas entendu les meuglements. Si les vaches avaient continué, elles seraient arrivées sur la même route que celle de l’accident… » Dans sa tête, deux sentiments s’affrontent. Celui d’avoir eu la chance cette fois-ci d’avoir pu éviter la chronologie infernale. Mais aussi celui de la peur que cela se reproduise sans qu’il ait le temps de s’en rendre compte. D’un rapide passage sur tweeter, il constate qu’André, qu’il suit désormais pour connaitre sa réponse, a déjà repris l’information, continuant de dénoncer l’élevage et les éleveurs. Abattu, Éric répond « Comment doivent faire les éleveurs quand des fanatiques ouvrent volontairement les barrières et font divaguer les troupeaux comme cela vient de m’arriver ? »
André lit la réponse d’Éric. Il hausse les épaules. La cause qu’il défend est juste. Les animaux doivent être libres ! Il n’a aucune idée des conséquences, les animaux sauront se débrouiller… Son téléviseur est resté en continu sur la chaine d’info qui l’a appelé. Maintenant, c’est une succession de prises de parole au sujet de l’accident. Tout le monde déplore la divagation d’animaux sur une route. Comme il faut un bouc-émissaire, l’éleveur est cloué au pilori ! L’envoyé spécial sur place n’a rien d’autre à se mettre sous la dent, donc en rajoute. La ferme est assaillie de toute part par les journalistes et des curieux espérant être filmé. Pour calmer le jeu, l’éleveur est emmené à la gendarmerie pour être mis en garde à vue. André est déçu de ne pas être interrogé mais content que le sujet, un peu grâce à lui, fasse la Une.
Éric ne trouve pas le sommeil. Avant la tombée de la nuit, il a fait le tour de tous ses troupeaux pour s’assurer que tout aille bien. Sur le chemin, il a croisé ses voisins qui sont aussi inquiets que lui. Il a téléphoné à ses amis pour annuler sa présence à une soirée. Il est trop inquiet et veut rester disponible au cas où. Au retour, il s’est arrêté chez son grand père qui a tenté de le rassurer. « Ce n’était peut-être que des amoureux qui cherchaient un endroit très tranquille et qui ont paniqué en voyant le troupeau de vaches arriver ! » Mais une autre petite phrase de son grand père trotte dans sa tête ! « Si cela est malveillant, on a connu cela avec les incendiaires de hangars à fourrages, surtout ne mettez pas de milice en place. Travaillez avec les gendarmes, en prenant, par exemple, en photo tout véhicule suspect mais sans intervenir ! » Son téléphone sonne vers 22h. Cette fois il décroche ; « Gendarmerie nationale : Vous faites état sur votre compte tweeter d’un troupeau sorti suite à une barrière ouverte, pouvez-vous nous relater les faits ? Avez-vous remarqué quelqu’un ou quelque chose de suspect ? » Éric pense alors à la voiture croisée sur le chemin ! « Je me souviens d’une 307 blanche que j’ai croisé sur le chemin. Je n’ai pas retenu le numéro, juste le chiffre d’un département sur la plaque : 94 ! » « Merci, nous vous recontacterons si besoin ». Au moins la cellule « Demeter » fait le job, Papy a raison, laissons-les faire ! Dégouté et révolté sur la façon de traiter l’information, il n’a pas allumé la télévision et n’est pas au courant du sort de son collègue.
Mardi matin, André est à son travail. Sa fin de week-end a été moins enthousiasmante. Passée son heure de gloire, il n’a pas trouvé matière à nouveaux tweets à succès. Dimanche, une fois l’éleveur relâché, la télévision est passée à autre chose. Pour garder de l’audience, le sensationnel a besoin de se renouveler sans cesse. Vers 10h, des policiers se présentent à son bureau. « Veuillez nous suivre au poste ». André ne comprend pas, mais il n’a rien à se reprocher et suit sans discuter. Une fois arrivé, sa mise en garde à vue lui est signifiée et il est transféré chez les gendarmes. « Nous avons retrouvé, grâce aux caméras de surveillance du village, les auteurs d’actes qui ont provoqué un accident mortel sur une route départementale. Des barrières ont volontairement été ouvertes provocant la divagation de plusieurs troupeaux. C’est l’un d’eux qui a provoqué l’accident. Il y aurait pu en avoir d’autres ! Les auteurs ont avoué. Ils ont cité vos tweets pour expliquer leur geste. Comme vous avez participé à une émission en vous dévoilant, vous ne pouvez nier votre pseudo. De toute façon, vous vous êtes mis en avant sur Tweeter en diffusant votre passage et la plate-forme a confirmé votre identité. Lorsque l’éleveur a été relâché de sa garde à vue, nous n’avions pas encore d’éléments suffisants pour le disculper définitivement. Il a été soumis à une pression très forte de la presse en rentrant chez lui. Entre-temps, sa femme avait reçu des menaces et des appels anonymes. IL a été harcelé toute la journée. Il ne l’a pas supporté et s’est suicidé dimanche soir ! Les télévisions étaient déjà reparties, l’information est passée quasi inaperçue, juste relatée ce matin dans le journal du coin, heure bouclage de l'édition de lundi oblige. Nous allons vous déférer au juge qui décidera des chefs d’inculpation qui pourraient être « Incitation et complicité de mise en danger ayant entrainé la mort sans intention de la donner ! Sachez enfin que le conducteur de la voiture sera handicapé à vie et ne pourra plus marcher… » « Puis je contacter L214 pour qu’ils me fournissent un avocat ? » « Pas de soucis, mais ne rêvez pas, ils nous ont dit qu’ils ne vous connaissent pas ! Ils ne veulent pas devenir complices… »
Lundi matin, la nouvelle du suicide a fait le tour du village sans qu’Internet ne soit au courant en dehors d'une simple annonce sur le site du journal local, et encore, juste en pages du village. Personne ne l'évoque sur les réseaux sociaux, question de pudeur et de respect. Tout le monde est abattu. L’heure est au recueillement ! Pour tous, il y a eu trop de dégâts humains, deux familles sont détruites et chacun a peur que l’affaire donne des idées. On ne peut mettre un garde devant chaque barrière ! Tout le monde loue la diligence de l’enquête de la gendarmerie. Éric ne peut cesser de penser au petit garçon, à l’éleveur, aux blessés, aux familles. Il sera difficile de rétablir la sérénité dans la campagne. Chaque voiture croisée sur le chemin éveille un doute. Pourtant, il faudra bien tourner la page. Son grand-père lui a redit : « Ce n’est pas en se repliant sur soi qu’on se défendra. Les murs ne tiennent jamais dans le temps. C'est en montrant ce que l’on fait, surtout sur les réseaux sociaux, qu'on gagnera le respect ! »
Nulle cause ne peut justifier que chacun puisse s’arroger le droit de transgresser les lois. Je m'interroge sur le bien-fondé des lanceurs d’alerte qui veulent remplacer les services de contrôle officiels, surtout sans compétences. On a connu de tristes périodes dans notre histoire où la délation était la règle, avec beaucoup de réglements de compte. Plus grave, ces comportements peuvent générer des ripostes qui peuvent finir en conflit civil larvé. Enfin dans cette fiction, si l’écocide était reconnu, la mort d’animaux serait alors considérée comme aussi importante que celle des humains et aggraverait encore la peine éventuelle de celui qui pensait les défendre !
La vraie défense de la cause animale passe par le dialogue entre tous ceux qui possèdent ou travaillent avec des animaux ! Mais il est quasi impossible avec ceux qui veulent bannir tout élevage, animaux de compagnie compris;
