Tiens, tiens...
Puis je vous rappeller ceci, écrit le 10 octobre : "Et ce matin, alors que je me lève après Mme PH, celle-ci m’annonce qu’il n’y aurait que 30 % des stations à sec en France d’après le gouvernement ! Je ne peux m’empêcher de lui répondre : « Oui, selon nos hauts fonctionnaires qui ont les chiffres de vendredi soir et qui étaient tranquillement en week-end !"
Et quelle surprise (ironique) de lire ceci sur le JSL, notre journal local, hier soir !
"21h46 : La gravité de la pénurie sous-estimée par le gouvernement ?
Les informations diffusées par le gouvernement sur les pénuries de carburants dans les stations-service pendant la grève des raffineries étaient sans doute sous-estimées, selon les données publiquement disponibles et analysées par l'AFP, franceinfo et Le Figaro.
L'un des pires jours de la pénurie, le 17 octobre, le gouvernement déclarait que 28,1% des stations-service de France étaient en manque soit d'essence, soit de diesel, soit des deux. Mais la proportion réelle était ce jour-là de l'ordre de 40,6% selon une estimation de l'AFP à partir des données du site prix-carburants.gouv.fr portant sur environ 9 800 stations, et de 40,8%, selon une autre estimation du Figaro. Franceinfo conclut de son côté que 50% des stations étaient en difficulté ce jour-là.
Au pic de la grève, 49% des stations des Hauts-de-France et 47% de celles d'Ile-de-France étaient de facto fermées les 11 et 10 octobre, respectivement, selon l'AFP, c'est-à-dire qu'elles ont déclaré vendre ni essence, ni diesel. Ces jours-là, le gouvernement affirmait qu'environ 44% des stations dans ces deux régions étaient en rupture totale ou partielle. Pire: en Haute-Garonne, ce sont 72% des stations qui connaissaient des ruptures de carburants le 11 octobre, selon l'AFP.
Au pic de la grève donc, un peu moins de la moitié des stations de France ont manqué de carburant, dont un tiers étaient complètement à sec, selon plusieurs estimations de médias."
Se pose donc la question de la manipulation de l'information pour gouverner. Mais avant cela, quelle est l'information réelle collectée et rapportée ? Je n'ai eu aucun mérite en écrivant, c'était l'observation qui nous a permis avec Mme PH d'avoir cette vue globale de la situation. En voyant le comportement des gens, paniqués aux stations, on pouvait en déduire ce qui allait se passer. Quelle est la capacité d'un dirigeant à anticiper une situation s'il n'a que les chiffres du thermomètre, après coup, sans que les autres symptômes précurseurs lui soit transmis ou qu'il accepte d'y porter attention ? Comment gouverner quand on ne s'appuie que sur une cohorte de hauts fonctionnaires, aux ordres, sortant tous du même moule ? Quel est le rôle et l'influence réelle également, des chroniqueurs dont les analyses ne sortent, bien souvent pas, de cette "façon de penser unique" ?
Comment un dirigeant peut-il garder le contact avec la réalité d'un pays ? Garder un cercle d'amis proches, indépendants des idées politiques, qui puissent avoir la liberté de lui parler sans garde-fou ? Garder une vie "normale", au moins les WE, est ce même possible avec les problèmes de sécurité ? Comment le comportement de certains qui, incapables de faire la différence entre le chef d'état et l'homme venu comme simple spectateur, transforment un spectacle en manifestation ? Certains comportements ne le poussent ils pas à s'enfermer un peu plus dans son palais ? Certains ont reproché à la première ministre finlandaise son lâcher prise au cours d'une soirée entre amis... N'est-ce pas au contraire le signe d'une femme indépendante, capable de rester simple et de s'amuser, donc de n'être pas déconnectée ?
Il y a là un vrai problème et beaucoup de questions qui expliquent le désintérêt pour la politique, trop loin des réalités quotidiennes !
