Mille pardons pour mes absences ici. Un cumul de raisons et d'obligations, liées au travail, à des contraintes familiales et aux élections.Je ne touche plus terre même si j'ai plein de choses qui auraient mérité d'être narrées.

De plus, depuis que le soleil est réapparu après 2 mois et demi d'absence, c'est la course contre la montre pour avancer en vitesse les reprises de clôtures en attendant de passer ammonitrate et compost la semaine prochaine. Puis de vider la plate forme à fumier qui va bientôt déborder. Les vaches râlent dans les stabulations, envie de sortir et de brouter. Mais c'est tellement mouillé qu'il faut résister à la tentation. La petite parcelle ouverte au lot du bout de la stabulation est labourée. Je n'ai donc que deux vaches qui soient réellement dehors, c'est à dire qui ne mangent plus de foin, même si elles en ont à disposition et qui ne rentrent pas... C'est bien peu.

En lisant ce soir, je suis tombé sur deux dictons qui doivent modérer les ardeurs paysannes. La situation actuelle n'a rien d'inédit, les anciens ont donc pris soin de mettre en garde. Le dicton de ce jour  :

"En mars, les vaches au pré,
Si ce n'est pour manger,
C'est pour s'y gratter"

Celui de demain est encore plus clair :

"Quand mars entre comme un mouton,
Il sort comme un lion"

Je ne veux pas être rabat joie, juste prudent. Je n'exclue pas de tenter de lâcher cette semaine de petits lots avec un retour possible en stabulation. Mais il me faut mettre en place des clôtures électriques et surtout attendre encore un peu que la végétation pompe suffisamment d'eau pour que les terrains supportent le piétinement... Détruire la couenne des prés à cette saison, c'est hypothéquer la pousse de toute l'année !

 

           pêcheurs à Toulon sur Arroux

En passant sur le pont du village, j'ai été amusé par la passion de quelqu'uns. C'était l'ouverture aujourd'hui. J'en connais qui ont troqué le fusil pour la canne !!! Pêche et chasse, deux petits plaisirs locaux. L'arroux et le bocage s'y prêtent parfaitement.