J'ai le sentiment d'être passé de l'été à l'hiver, sans transition. Heureusement qu'il y a eu quelques couleurs automnales pour nous rappeler que cette saison existe. Les températures sont restées estivales jusqu'à la fin de la semaine dernière. Le soleil brillait avec ardeur, accentuant l'effet sécheresse déjà très importante. Mais cette dernière a "cuit" la végétation, rendant les feuillages mourants moins flamboyants qu'à l'ordinaire.

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Côté travaux des champs, pour le seconde année consécutive, nous n'avons pas de repousses d'automne ! Le vert des prés est une illusion d'optique, les animaux ne trouvent pas l'herbe suffisante et depuis l'été, on tape dans les stocks prévus pour l'hiver. Pour la première fois de ma carrière, j'ai cru ne pas arriver à implanter les cultures d'hiver, à savoir blé et triticale ! Si nous avons réussi à terminer aujourd'hui, c'est en forçant avec des engins lourds. La saison est bien avancée et les chances de réussite ne sont pas certaines. Tout va dépendre de la vigueur de l'hiver et surtout de quand il arrivera dans ces extrêmes. Le changement climatique complique vraiment les choses et bouleverse les points de repères.

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Côté animaux, tout est retardé. Sans pousse d'herbe, j'hésitais à sevrer, ne pouvant pas relâcher les veaux dans des prés riches en herbe. Les rentrer, avec la chaleur des derniers jours, c'était prendre le risque de grippe. Je commence donc depuis cet après midi, une manoeuvre qui aurait dû avoir lieu il y a un mois. Mais ce n'est pas ce qui me préoccupe le plus. Dans la matinée, les journaux ont relaté un cas de FCO4. A nouveau, nous allons être plongé dans la panade dans les prochaines semaines. Déjà, nous avons complètement subit la FCO8 l'année dernière, faute d'entente professionnelle et de compétences sanitaires ! On repart pour un tour. C'est usant et démoralisant...

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